DEA – San Francisco Museum of Modern Art

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B.1 – San Francisco Museum of Modern Art (SFMoMA)

Inauguré en 1935, le SFMoMA est le plus ancien musée d’art contemporain de la Côte Ouest. A l’heure actuelle, il dispose d’une fabuleuse collection de vingt-deux mille œuvres (parmi lesquelles des toiles d’Ellsworth Kelly, quatorze travaux de Robert Rauschenberg, Les Valeurs personnelles de René Magritte, un exemplaire de Fontaine de Marcel Duchamp et deux peintures tardives de Piet Mondrian).

Dès son ouverture, le SFMoMA se distingua en donnant de l’importance aux nouvelles pratiques artistiques. Il fut, par exemple, l’un des premiers musées à considérer la photographie comme un art à part entière (actuellement plus de douze mille photographies y sont conservées). Depuis les années cinquante, il se constitue également une impressionnante collection de media arts (essentiellement des installations sonores et vidéo [1]).

Assez logiquement au début des années quatre-vingt-dix, le SFMoMA se pencha sur les new media arts. En 1990, il organisa l’exposition ‘Bay Area’ (véritable mise en lumière des travaux de dix artistes pionniers). Depuis 1995, le musée acquiert et expose de nombreuses œuvres électroniques (Paik), vidéo (Vito Acconci, Matthew Barney…) et Internet.


B.1.1 – Les prémices de la collection de Web-Art

A son arrivée à la direction du musée (en 1987), John R. Lane décida de déléguer la prise de décision à trois sous conservateurs (chacun chargé d’un immense département: ‘peinture et sculpture’, ‘architecture et design’ et ‘nouveaux médias’ [2]). Le département des nouveaux médias fut placé sous la direction de Bob Riley. Ce dernier s’intéressa essentiellement aux installations vidéo et, malheureusement, ne se soucia guère d’art informatique. Aussi assez paradoxalement, ce fut Aaron Betsky, le conservateur du département ‘Architecture et Design’ (à partir de 1995), qui fut le premier à sérieusement s’enquérir du cyberart.

Une des premières initiatives de Betsky fut – en 1997 – de demander aux créateurs des galeries virtuelles Ada’Web, Atlas et Funnel de lui céder des travaux [3]). L’important n’était alors pas d’acquérir des « merveilles technologiques mais des exemples de bon design[4]. »

Entre 1996 et 1998, Betsky réussit encore à obtenir huit autres web-créations (il est intéressant de remarquer que toutes ces œuvres furent données par les artistes et qu’aucune ne fut achetée). La première acquisition eut lieu en 1996 ; il s’agit de Idiodyssey: Balloon Jumping, une hypermédiature co-réalisée par l’écrivain californien Matthew Mento et le designer David Oppenheim. L’œuvre – qui relate le vol d’une montgolfière – est techniquement fascinante pour l’époque: la mise en page est soignée (images de fond en noir et blanc retravaillée avec une grande minutie – souvent par superposition de couleur), des animations évoquent le mouvement lors du vol…

Une des acquisitions les plus enthousiasmantes – du point de vue du design – fut le site de la maison de radio et de télévision hollandaise VPRO. En 1998, la société donna au musée un extrait représentatif de son site (tel qu’il était visible au printemps de l’année en cours – sans l’accès aux vidéos et aux extraits musicaux). Dans ce site, la graphiste hollandaise Mieke Gerritzen s’exprima par le biais d’un découpage géométrique assez clair ainsi que par l’usage des couleurs primaires et secondaires (isolées dans des tubes fluorescents). Symptomatique du design hollandais, le site est conçu autour d’un accès simple et efficace à l’information.


B.1.2 – Le portail ‘E.Space’ (2000-)

David Ross, directeur du SFMoMA (de juin 1998 à août 2001 [5]), s’associa à Betsky pour mener une politique active en faveur de la Web-création. En février 2000, il compléta son équipe en nommant un expert du Web-art – Benjamin Weil – au poste de directeur du département des new media arts.

En février 2000, le SFMoMA, lança son nouveau website ; celui-ci fut conçu comme « une mise à jour et une extension – esthétique et technologique – du précédent site [6]. » Concrètement, le renouveau se manifesta essentiellement par l’ajout d’un espace virtuel spécifiquement conçu pour le Web-art: le portail ‘E.Space’.

a – Le SFMoMA Webby Prize et le Cyberfemmy

En 2000, le SFMoMA lança deux concours pour enrichir son espace virtuel. Le premier – le SFMoMA Webby Prize for Excellence in Online Art 2000 (richement doté de cinquante mille dollars [7]) – fut adressé à tous les artistes qui avaient « comme principal objectif d’expérimenter sur le Net et qui [exploraient et étendaient] la capacité distinctive du médium en ligne [8]. » Le second – le Cyberfemmy Award (prix de vingt mille dollars) – fut imaginé pour récompenser une vision et un engagement cyberféministe. Afin d’obtenir une médiatisation optimale, David Ross s’associa à Tiffany Schayn, la fondatrice et directrice de l’International Academy of Digital Arts and Sciences (organisateur des ‘Webby Awards’, cérémonie annuelle récompensant les meilleurs sites Internet). Les deux concours furent simultanément ouverts le 22 février et clôturés le 14 mars 2000 ; les noms des gagnants furent annoncés le 11 mai 2000 à San Francisco (lors de la cérémonie des Webby).

Le SFMoMA prévit la création – au sein d’E.Space – d’une rubrique spécifique (la ‘fem.space’) pour héberger le site de la gagnante du concours Cyberfemmy. Malheureusement, l’initiative fut discrètement mise aux oubliettes et la remise du prix n’eut pas lieu… (nota: aucune explication – même sur les sites cyberféministes – ne fut donnée concernant cet abandon de projet).

Le concours ‘SFMoMA Webby Award 2000’ eut, quant à lui, bien lieu. Trois cents trente six artistes y participèrent (dont certains de renommée internationale: David Crawford, Mouchette, l’équipe Sawad Brooks…). Pour évaluer les projets, le SFMoMA fit appel à un jury compétent ; celui-ci fut composé de Gary Hill (commissaire d’expositions), de Machiko Kusahara (commissaire et Professeur d’art à l’Université de Kobe), de John Maeda (designer et Professeur au MIT), de Femke Wolting (responsable du VPRO Digital) ainsi que de quelques cadres du SFMoMA (Aaron Betsky, Benjamin Weil, Keiko Hayashi, directeur du design graphique, John Weber, Leanne et George Roberts, responsable du service culturel et éducatif). Ne souhaitant pas retenir une seule initiative, le jury prima quatre sites: Eden Garden du duo belge Entropy8Zuper (Auriea Harveu et Michaël Samyn) reçut la premier prix et trois artistes se virent attribuer une mention honorable (le Japonais Ichiro Aikawa, le Coréen Young-hae Chang et le Canado-mexicain Rafael Lozano-Hemmer).

Eden Garden est une hyperfiction narrative et immersive. Dans un univers proche de celui des jeux vidéo, l’internaute a la possibilité de se glisser dans la peau d’un avatar pour s’impliquer dans des scénarios. Il quitte son univers analytique et quotidien pour se plonger dans un monde surréel et poétique (un Eden virtuel fantasmé).

Seul Eden Garden fut intégré dans l’E.Space. Un contrat d’exclusivité fut signé entre le SFMoMA et les deux artistes pour une durée d’un an. Depuis la fin du contrat, le musée garde le droit d’exposer l’œuvre et l’artiste a le droit de la vendre.

b – Les commissions à l’occasion de l’exposition ‘010101’

En collaboration avec Intel, le SFMoMA organisa l’exposition ‘010101: Art in Technological Times’ (3 mars – 8 juillet 2001) autour de la notion de confluence de l’Art et de la Technologie. David Ross souhaita mélanger des œuvres traditionnelles (peintures, sculptures) avec des pratiques artistiques expérimentales (sound art, environnements virtuels et immersifs…). « Le show est plus qu’une exposition d’art ; […] il montre comment la technologie apporte de nouvelles idées et un processus de travail. […] Il simule de nouvelles pratiques dans le musée [9]. »

Le 1er janvier 2001[10], le SFMoMA présenta les cinq sites faisant partie de l’exposition: celui d’Entropy8Zuper ainsi que quatre nouveaux spécifiquement commissionnés pour la manifestation. Pour David Ross, « le futur [était] arrivé ! [11] » et il était primordial de valoriser le Web-art à l’occasion de l’entrée dans le nouveau millénaire. Le musée fit appel à cinq pionniers et vedettes du Net-Art: l’Américain Mark Napier, l’équipe britannique Thomson & Craighead, l’Anglais Matthew Ritchie et le Français Erik Adigard. Chacun fut invité à réfléchir sur l’expérience artistique induite par les nouvelles formes d’interactivité.

L’artiste digital new-yorkais Mark Napier (1961-) créa une expérience sur la défragmentation des informations du Web. L’internaute est invité à taper une adresse Internet, puis à observer la décomposition imprévisible de la page en neuf fenêtres animées. La page perd sa fonction informative pour devenir un ensemble chaotique et changeant (les neuf zones sont déplaçables et ont des dimensions modifiables). L’expérience peut être vue comme un « clin d’œil sardonique à la malléabilité digitale d’Internet [12]. »

Le designer Erik Adigard (1953-) élabora Timelocator, un site à l’esthétique passéiste (liens soulignés, couleurs de base…) sensé nous faire réfléchir sur la nature des pages Web et sur le temps d’Internet. L’œuvre agit comme une horloge perpétuelle: une montre change continuellement de couleur (0 en blanc, 5 en rouge et 9 en bleu foncé), des images mouvantes apparaissent à chaque seconde… Les éléments du site sont incompréhensibles et doivent certainement avoir une valeur ironique (liens menant vers des pages très diverses, images hétéroclites telles que des oiseaux, des militaires…)

E-Poltergeist d’Alison Craighead et de Jon Thomson est une expérience ayant trait à l’environnement des navigateurs. Lorsque l’internaute lance le site, la page du moteur de recherches Yahoo s’ouvre et une multitude de fenêtres pop-up apparaît. Une musique assourdissante et répétitive nous permet de comprendre que l’ordinateur a pris le contrôle du browser et qu’il nous impose un long monologue.

c – Les deux dernières commissions

En 2001, le SFMoMA put – grâce à l’aide financière de la James Irvine Foundation [13] et de la Jerome Foundation [14] – commissionner deux autres websites. Il s’adressa à deux artistes new-yorkaises spécialisées dans les new media arts et internationalement reconnues: Yael Kanarek [15] et Lynn Hershman [16]. Les web-créations furent accessibles aux internautes à partir du 29 juillet 2002.

Yael Kanarek déposa, dans E.Space, le deuxième chapitre de sa web-création multidisciplinaire World of Awe (le ‘Monde de l’étonnement’, œuvre en perpétuelle évolution depuis 1995). Le site rhizomique – présenté comme le journal le bord numérique d’un chercheur de trésor solitaire – est divisé en quatre espaces distincts: ‘Love letter dispatcher’ (e-mails d’amour envoyés par le prospecteur), ‘Music for the World of Awe’ (compositions musicales de Yoav Gal en lien avec la correspondance), ‘Nowheres’ (quarante-huit paysages désertiques en images de synthèse – observés pendant les investigations), et ‘le journal’ (récit multilinéaire et hypermédia du voyageur). « L’écriture [est] souvent comparée au ‘réalisme magique’ de Garcia Marquez [et] ne peut être séparée des autres médias présents. C’est en cela que cette œuvre ouvre une nouvelle voie de la narration en exploitant pleinement les possibilités du web en tant que véhicule-support-médium, rendant possible une narration combinatoire, réellement multi-média [17]. »

Lynn Hershman fournit Agent Ruby, un SRA (acronyme anglais de Self-Replicating Automatons – référence au second long métrage de l’artiste: Teknolust, 2002). Le site nous permet de discuter en temps réel avec une identité féminine et virtuelle. Beaucoup plus sophistiqué qu’un Tamagoshi, l’Agent Ruby est éternel, mémorise nos réponses, est capable de reconnaître nos voix et peut même nous répondre avec un ton adéquat. Selon Betsky, ce site est particulièrement intéressant puisqu’il réussit à mélanger les couleurs, le texte, l’animation, le film, la vidéo dans un collage continuel.

Ces deux hypermédiatures – pouvant être considérées comme de véritables chefs d’œuvre du Web-Art – furent malheureusement les dernières acquisitions de l’E.Space. Sans doute, le départ de David Ross (août 2001) fut à la source de cet abandon [18].


B.1.3 – Le statut des œuvres

Du point de vue de l’action muséale à mener, Benjamin Weil estime que le Web-art doit être abordé de la même manière que l’art de la performance. Le musée doit encourager la Web-création en commissionnant des expériences. Il doit être capable d’offrir aux artistes une infrastructure (l’hébergement), des moyens financiers ainsi qu’une assistance technique.

Le SFMoMA passe avec les artistes des contrats très souples et non exclusifs. Le musée n’est pas propriétaire des web-créations (il ne dispose que du droit de les exposer tant qu’il le peut). De leurs côtés, les artistes peuvent prêter (vendre ou exposer) leurs œuvres dans d’autres institutions.

Selon Weil, parler de « collection de Net-art » n’est pas concevable – à cause du caractère instable des œuvres. Il préfère le terme d’ « archivage » (« au moment où vous décidez d’archiver [un site], cela signifie qu’il n’a plus de vie, et s’il n’a plus de vie il n’est plus le même [19]. ») En cela, Weil revendique sa démarche comme différente de celle adoptée par Steve Dietz (qui pense que toute œuvre ‘collectionnée’ doit évoluer pour rester en vie). Il estime qu’une œuvre devenue ‘obsolète’ doit faire l’objet d’une réflexion sur sa poursuite ou au contraire sur son arrêt (cas qui ne s’est pas encore produit). Le problème se posa lorsque la licence du plugin Pulse utilisé par Eden.Garden.1.0 expira (et que l’œuvre s’arrêta de fonctionner). A ce moment là, les responsables du musée s’interrogèrent sur la maintenance des œuvres (sur les coûts, les responsabilités…). En l’absence de véritable contrat, Benjamin Weil comprit que la situation devait être réglée par un arrangement à l’amiable avec les artistes. Le musée s’occupa de la partie financière (il acheta une nouvelle licence de Pulse 3D) et les artistes élaborèrent une remise à jour du site.

Au sein du musée, la conservation du Web-Art est perçue comme un devoir. En 2001, Pip Laurenson [20] tenta d’élaborer une méthode de conservation pour World of Awe 2 de Karnarek. Dans un premier temps, elle réalisa des impressions sur papier (une de chaque page du website), des captures de lignes de codes, des descriptions de liens, des captures sonores ainsi que de teintes visuelles. Ensuite, elle tenta de définir le rôle de chaque élément et, pour finir, elle écrivit les différentes conditions de préservation de ceux-ci.


Notes :

[1] Parmi les pièces majeures de la collection de new media arts figurent des installations de Nam June Paik (Egg Grows, 1984-89), de Mary Lucier (Dawn Burn, 1973), de Dan Graham (1974, Opposing Miror and Video monitor on Time Delay, 1974).

[2] Le département de design fut créé en 1983, celui des nouveaux médias en 1988. Un département de photographie fut mis en place en 1980.

[3] Il semblerait qu’aucun contrat n’ait été signé avec les webmestres de ces sites – information trouvée dans l’article de KUCHINSKAS (Susan), « Museums Add Web Sites to Collections », in Wired News, San Francisco, 12 février 1997.

[4] Propos d’Aaron Betsky repris in KUCHINSKAS (Susan), « Museums Add Web Sites to Collections », Ibid.

[5] David Ross: après une direction particulièrement dynamique du Whitney Museum (de 1991 à 1998), il fut nommé en 1998 à la tête du SFMoMA. Le conseil souhaita ramener un « brin de vie après le mandat de Jack Lane » (cf. X, « Ross Man », in Artforum, New York, mai 1998, p.49). David Ross fut particulièrement apprécié pour ses ‘shows culturels’ (ce qui n’avait pas forcément été bien estimé par les critiques new yorkais mais qui, en Californie, parut être un méthode particulièrement bien adaptée à la promotion de l’art contemporain).

[6] Propos reprint in GRAHAM (Beryl), « An interview de Benjamin Weil », in Crumb, Université de Sunderland, avril 2002 –
http://www.newmedia.sunderland.ac.uk/crumb/phase3/iweil.htm

[7] Les cinquante mille dollars furent obtenus par le biais d’un don anonyme (selon Susan Morris, les donateurs seraient Dick et Pamela Kramlich).

[8] Cf. le règlement complet du concours reprint in Annexes pp.70-72.

[9] Propos de Pam Pollace, vice-président de Corporate Mrketting Intel Corporation, reprint in cat. de l’exposition ‘010101: Art in Technological Times’, SFMoMA, San Francisco, 2001, p.7.

[10] Cette monstration virtuelle eut lieu trois mois avant l’exposition des œuvres ‘physiques’ dans les murs.

[11] Propos reprint in « SFMoMA & Intel launch 010101 at one minute past midnight Jan 1 », message envoyé par Geneva Anderson à Nettime, 2 janvier 2001 –
http://amsterdam.nettime.org/Lists-Archives/nettime-l-0101/msg00004.html

[12] WEIBER (John S.), « Beyond the saturation point: the Zeigeist in the Machine », in le cat. de l’exposition ‘010101: Art in Technological Times’, San Francisco, 2001, p.23.

[13] L’Irvine Foundation fut créée en 1937 à l’initiative de James Irvine, un agriculteur californien. Elle s’implique régulièrement dans le paysage économique, social et culturel de la Californie – pour plus de détails, cf. son site: http://www.irvine.org/

[14] Cf. note n°89.

[15] Yael Kanarek (née à New York en 1967): artiste multimédia et cyberthéoricienne (écrits publiés dans The NY Times, le Monde Interactif, Art News, Flash Art Italy, Wired, ArtByte…). Actuellement, elle vit et travaille à New York (elle est représentée par la célèbre Galerie Bitforms). Son travail fut souvent montré sur en Europe, en Asie et en Amérique (elle a notamment exposé à la Whitney Biennial 2002). En octobre 2002, elle gagna le CNRS/UNESCO Lewis Carroll Argos prize (France) et en juin 2003, elle reçut le premier prix aux Netizens International Net Art (Rome).

[16] Lynn Hershman: connue dans les domaines de la photographie, de la vidéo, de l’installation et du Net-Art. En 1994, elle reçut le Siemens Media Prize (ZKM). L’année suivante, elle fut la première femme à bénéficier d’une rétrospective au San Francisco International Film Festival. En 1999, elle remporta l’Independent Spirit Award ainsi que le prestigieux Golden Nica Prix Ars Electronica. Son travail est intégré à de nombreuses collections: le Museum of Modern Art (NY), le National Gallery of Canada (Toronto), la DG Bank (Frankfurt), le Walker Art Center (Minneapolis), le William Lehmbruch Museum (Duisburg), ZKM (Karlsruhe), le Berkeley Art Museum/Pacific Film Archive (Berkeley) et le Hess Collection (Napa).

[17] ZAND KASSIMO (Caroline), « Yael Kanarek, World of Awe », in Paris-art.com, sd.

[18] Le conseil d’administration du SFMoMA décida de se passer des services de Davis Ross, jugé trop dépensier et mauvais gestionnaire – pour plus d’informations, cf. BONNETI (David), « Money issues drove Ross to quit SFMOMA Departure was months in making », in San Francisco Chronicle, 21 août 2001.

[19] GRAHAM (Beryl), « An interview with Benjamin Weil » , in CRUMB, Université de Sunderland, interview menée en avril 2002.

[20] Pip Laurenson: conservatrice des arts électroniques et des ‘media kinetic’ à la Tate Gallery. En 2001, elle travailla en collaboration avec Benjamin Weil, Jill Sterrett (directeur du SFMoMA) et quelques artistes (dont Yael Karnarek).


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