DEA – Méthodologie

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En l’absence d’ouvrages sur la thématique abordée, j’ai du compulser diverses sources écrites (le plus souvent disponibles via le Web): presse spécialisée et générale [1], bases de données en ligne [2], communiqués et dossiers de presse, sites de communautés [3], forums, groupes et listes de discussions [4], rapports techniques ou d’activités économiques…. Très vite, j’ai constaté que les sources étaient nombreuses et que les quelques renseignements utiles étaient ‘noyés’ dedans. J’ai aussi remarqué qu’étudier les collections américaines était beaucoup plus aisé que de faire des recherches sur les collections européennes (cela s’explique par la qualité des services de communication et de conservation des institutions outre-atlantique). A mes dépends, j’ai également compris que certains centres n’avaient jamais rien publié d’intéressant sur leurs collections de Web-Art et que personne ne s’en était jamais soucié (MECAD à Barcelone, MOCA de Los Angeles, Centre Pompidou).

Le document qui m’a été le plus utile pour aborder la conservation du Web-Art est l’excellente étude écrite par Mme Susan Morris: Museum & New Media Art (octobre 2001, rapport de recherches commissionné par la Fondation Rockfeller, 36 pages [5]). Dans celui-ci, nous pouvons trouver des informations concises et précieuses pour comprendre les politiques d’acquisitions des musées américains (noms des conservateurs, orientation des collections…). Nota: sans doute pour des raisons d’ « ancienneté », la situation européenne n’est guère abordée (seules quelques informations sommaires sont mentionnées sur les acquisitions de la Tate Gallery).

Suite à mes lectures, j’ai souhaité – pour combler mes lacunes – correspondre par email avec de nombreux chercheurs et responsables institutionnels compétents (responsables de départements de new media arts, conservateurs et administrateurs). Plus récemment (mars-avril 2004), j’ai entrepris la même démarche avec quelques artistes reconnus ayant reçu des commissions pour des web-créations.

Pour des raisons de temps, j’ai concentré mes efforts sur les musées européens et américains. Dans le cadre de futures recherches, il serait intéressant d’analyser la situation en Asie, Océanie et Amérique du Sud. L’Afrique semble totalement marginalisée: à la fin du vingtième siècle seuls six pays – dont l’Egypte, le Maroc, le Kenya et le Zimbabwe – comptaient plus de dix mille internautes [6].


La section ‘festivals et expositions’

Au mois de décembre 2003, j’ai resserré mon sujet de recherches uniquement autour des acquisitions institutionnelles et de la mise en place de collections. Dans le cadre de ce mémoire, j’ai totalement abandonné l’activité de la monstration. J’ai néanmoins souhaité afficher une partie de mes résultats (cf. la liste de festivals et d’expositions temporaires visible dans la rubrique ‘Expositions’).

Pour obtenir une nomenclature assez étoffée, je me suis servi, dans un premier temps, de la petite liste proposée par le Whitney Museum dans son portail ‘Artport’ (dans celui-ci, ont été répertoriés dix-neuf festivals et quarante-deux expositions temporaires [7]). Par la suite, j’ai cherché d’autres listes de liens. J’ai constaté que celles-ci étaient assez nombreuses mais n’étaient que très rarement réalisées de manière scientifique (nota: j’ai dû vérifier la présence de web-créations pour chaque exposition). Enfin, pour compléter ce répertoire, j’ai consulté les sites personnels de quelques web-artistes internationalement reconnus (nota: la majorité d’entre eux y placent leur ‘curriculum vitae artistique’ – dans ceux-ci, ils y indiquent leurs participations aux manifestations artistiques).

Pour l’instant, cette liste est très loin d’être exhaustive (elle est plutôt à considérer comme un échantillon assez bien représentatif des manifestations passées). Dans le cadre de futures recherches, je souhaiterai réaliser une base de données recensant la majorité des festivals et expositions lors desquels furent présentées des web-créations.


La section ‘collections’

A ma connaissance, aucune typologie géographique de la Web-création (même incomplète) n’avait été rédigée avant cette analyse. Afin d’obtenir une liste à la fois exhaustive et bien délimitée, je n’ai énuméré que les œuvres intégrées à des collections de musées non virtuels (les deux seules exceptions sont les commissions lancées par les deux plateformes new-yorkaises). Les centaines d’œuvres placées dans la section Artbase de Rhizome n’ont pas été listées.

Concrètement, j’ai listé toutes les web-créations de chaque musée [8], puis je les ai classées par ordre chronologique d’acquisition. Ce travail permet de facilement discerner les dates de début et de fin des acquisitions.


Notes :

[1] Parmi les revues les plus utiles, nous pouvons citer: Telepolis (Hanovre), Wired (San Francisco), Leonardo (Cambridge) et le New York Times.  

[2] La base de données la plus intéressante est celle du centre de recherche et de documentation de la Fondation Daniel Langlois (Montréal): CR+D (http://www.fondation-langlois.org/).

[3] La communauté la plus importante et la plus remarquable est Rhizome (New York). D’autres communautés peuvent – selon les sujets – être utiles à la recherche sur le Web-Art: Netzspannung (Allemagne), Channel (Autriche)…

[4] Parmi les listes de discussions les plus intéressantes, nous pouvons citer: Nettime (différentes listes dont une francophone), New-media-curating (New York), <Ambit> (Glasgow).

[5] Mise à jour (28/06/2016) : le document est accessible à cette adresse.

[6] BONY (Anne), Les années 90, Paris, Editions du regard, 2000, p.212.

[7] Liste des festivals visible au: http://artport.whitney.org/resources/festivals.shtml.

Pour les expositions: http://artport.whitney.org/resources/netartexhibitions.shtml

[8] Ce travail de listage fut souvent facile à réaliser. Pour certains centres, j’ai dû m’adresser directement à des conservateurs. Pour trouver une partie des web-créations localisées en France (notamment celles des FRAC), j’ai exploité le système Videomuseum.


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