L’art numérique à maturité (5/5) – Au terme de ce voyage…

Une rentrée cyber : septembre-octobre 2004

Au terme de ce bref tour d’horizon, il apparaît que les arts numériques occupent une place de choix dans le paysage artistique parisien et atteignent même une relative maturité.

Deux facteurs tendent, désormais, à l’affirmer. D’une part, les organisateurs de festival prennent conscience que le simple fait d’utiliser un moyen technologique – animation Flash, procédés interactifs… – n’est pas une finalité artistique en soi. De plus en plus souvent choisis pour leurs compétences ciblées (dans le domaine de la recherche sonore, du night-clubing, de la vidéo…), les commissaires opèrent des choix raisonnés (manifestations thématiques, souvent d’actualité) et créent des plateformes propices à la discussion (toute présentation est systématiquement accompagnée de conférences, de forums et/ou d’ateliers spécifiques).

D’autre part, en tentant de nous émouvoir ou de nous faire prendre conscience d’aspects sociétaux plus ou moins cachés – emprise de la surveillance, des médias, de la publicité… – la majorité des artistes s’empare de préoccupations du monde de l’art contemporain (nota : quelques uns opèrent, avec brio, de telles démarches depuis plusieurs décennies). Mis à part les activistes – artistes luttant contre les systèmes établis – ils ne souhaitent plus rester en marge des pratiques « traditionnelles », mais bel et bien être intégrés à la très dynamique scène artistique actuelle.


Article initialement publié sur Fluctuat le 20 septembre 2004

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